Rayonnage ‘Réalisateurs’

Johnnie To Kei Fung

Publié par herbot le 19 juin 20092 Réactions

johnny toRéalisateur-producteur de polar à la hongkongaise fan de Jean-Pierre Melville (comme moi)

The mission est le premier film que j’ai découvert… la claque, vu en VCD en 2000… chopé dans une "échoppe" du 13ème par "La Toine" (dingue du cinéma asiatique avant l’heure), l’extrait (ci-bas) est l’une des plus belle scène du genre, ce film est orchestré de main de maitre et interprété par une des plus belle brochette d’acteurs hongkongais : Anthony Wong, Simon Yam, Francis Ng, Jackie Lui, Roy Cheung, Lam Suet, Wong Tin-lam.

Dans sa filmographie, Election et Election 2, dyptique à l’esthétique soigné sur les coulisses des triades de Hong-Kong, font partie de mes films favoris… 

La réalisation de Johnnie To Kei Fung m’emporte à tous les coups, et me laisse un sentiment d’émerveillement. Contrairement  à John Woo ou Tsui Hark… Johnnie To prend son temps… j’en veux encore…

Sa carrière de réalisateur ne débutera réellement qu’en 1989, avec le film All About Ah-Long, pour lequel il sera nominé au titre de meilleur réalisateur, tandis que Chow Yun-fat remportera le prix du meilleur acteur, lors des Hong Kong Film Awards de 1990. Le film sera un gros succès au box-office. En 1993, il se fait internationalement connaître avec The Heroic Trio, avec le trio de charme : Anita Mui, Michelle Yeoh et Maggie Cheung. Johnnie To Kei Fung et Wai Ka-fai (auteur de nombreux scénarios et co-réalisateur sur de nombreux films)  fondent la société de production Milkyway Image.

Filmographie de Johnnie To Kei Fung

1980 : The Enigmatic Case
1986 : Happy Ghost 3
1987 : Seven Years Itch
1988 : The Big Heat
1988 : The Eighth Happiness
1989 : All About Ah-Long
1989 : The Fun, the Luck, and the Tycoon
1989 : Iron Butterfly, Part 2: See No Daylight
1990 : The Story of My Son
1991 : Royal Scoundrel
1992 : Lucky Encounter
1992 : Justice, My Foot
1993 : Casino Raiders 2
1993 : The Heroic Trio
1993 : Executioners
1993 : The Bare-Footed Kid
1993 : Mad Monk
1995 : Loving You
1996 : A Moment of Romance 3
1997 : Lifeline
1998 : A Hero Never Dies
1999 : Where a Good Man Goes
1999 : Running Out of Time
1999 : The Mission
2000 : Help !!!
2000 : Needing You…
2001 : Wu Yen
2001 : Love On a Diet
2001 : Fulltime Killer
2001 : Running Out of Time 2
2002 : Fat Choi Spirit
2002 : My Left Eye Sees Ghosts
2003 : Love for All Seasons
2003 : PTU
2003 : Turn Left, Turn Right
2003 : Running on Karma
2004 : Breaking News
2004 : Judo
2004 : Yesterday Once More
2005 : Election
2006 : Election 2
2006 : Exilé
2007 : Triangle co-réalisateur
2007 : Mad Detective
2008 : Sparrow
2008 : Linger
2009 : Vengeance
2009 : The Red Cirle (pré production)

extrait en partie de wikipédia
 

Pierre Etaix

Publié par herbot le 23 avril 2009Réagir

On a pas envie de rire… et pourtant, on aimerait…

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"Je me battrai jusqu’à la mort pour qu’aucun autre auteur ne subisse ce que je vis",

affirme le cinéaste, dont les oeuvres burlesques, tournées dans les années 60 et admirées dans le monde entier, sont invisibles en raison d’un imbroglio juridique.

Les 5 long métrages de Pierre Etaix invisibles…

- Le Soupirant (1962) – Yoyo (1964) – Tant qu’on a la santé (1965) – Le Grand amour (1969) – Pays de cocagne (1969)

Pierre Etaix est l’un de nos plus grands artistes (âgé de 79 ans) graphiste, affichiste, réalisateur, clown, un génie du burlesque… ami, entre autres, de Jerry Lewis, de Jacques Tati (dont il a collaboré sur “Mon Oncle” en tant que gagman et graphiste).

Pierre Etaix s’est fait abuser par son ancienne avocate qui, un beau matin, lui a conseillé de signer un bout de papier… qui, en fait, l’obligerait à céder pour 10 ans les droits de ses films au profit de la société… du frère de cette même avocate… Oh, déontologie quand tu nous tiens !

Mais de quel droit s’accapare t-on l’oeuvre d’un artiste ? De quel droit l’empêche t-on aujourd’hui de montrer ses films (même gratuitement) ? De quel droit enfin nous prive t-on de ses cinq longs métrages, qui comptent parmi les plus originaux du cinéma français ?

Manifestez votre soutien à Pierre Etaix signez la pétition

Pétition :  www.ipetitions.com

Site Pierre. Etaix : www.lesfilmsdetaix.fr Une procédure judiciaire étant en cours, les signatures doivent absolument être enregistrées avant le 10 mai, date du dépôt de cette pétition.

Deux fois dans ma vie, j’ai compris ce qu’était le génie : la première fois, en regardant la définition dans le dictionnaire, et la seconde fois, en rencontrant Pierre Etaix. Jerry Lewis

 

Tod Browning

Publié par herbot le 30 décembre 20071 Réaction

Tod Browning(1880-1962)

Surnommé "l’Edgar Poe du cinéma", Tod Browning reste peu connu du grand public. Pourtant il s’agit de l’un des plus grands cinéastes hollywoodiens, il marqua le cinéma de son époque par la particularité et la diversité de ses thèmes, tels que l’insolite, le monstrueux, la marginalité… pour thème central l’homme, complexe et étrange. Ayant exercé une influence considérable sur des réalisateurs tels que Orson Welles et David Lynch, il demeure aujourd’hui un cinéaste majeur dans l’histoire d’Hollywood. Son film le plus connut reste FREAKS… c’est un peu réducteur… The Unknow est l’un de mes films préférés… à voir absolument (merde ! je fais du télérama)

Tod Browning et Lon Chaney l’homme aux mille visages :

Grand amateur de cirque et des phénomènes de foire, Tod Browning offre à Lon Chaney des rôles de composition. L’acteur y fait étalage d’un jeu qui transcende le caractère répulsif de ses personnages, les rendant attachants. Les deux hommes collaborent sur sept films. Déguisé en vieille femme criminelle dans Le club des trois, borgne dans La route de Mandalay, le voici manchot dans The Unknown avant de jouer les vampires aux yeux exorbités dans Londres après minuit , film dans lequel il interprète deux personnages. Lon Chaney n’a pas eu le temps d’étaler son talent au cinéma parlant, il est mort d’un cancer des cordes vocales…

 

 

Tod Browning filmographie : Sunshine Dad (1916) The Mystery of the Leaping Fish (1916), The Wicked Darling (1919), The Exquisite Thief (1919), La Vierge d’Istanboul (1920), Outside the Law (1921), Sous deux drapeaux (1922), The Man Under Cover (1922), No Woman Knows (1921), White Tiger (1923), La Marchande de reves (1923), La Sorcière (1925), Dollar Down (1925), Le Club des trois (1925), L’Oiseau noir (1926), Londres Après Minuit (1927), L’Inconnu (1927), La Morsure (1927), West of Zanzibar (1928), The Thirteenth Chair (1929), Loin vers l’Est (1929), Iron Man (1931), Dracula (1931), Freaks, la monstrueuse parade (1932), Fast Workers (1933), La Marque du vampire (1935), Miracles for Sale (1939).

Terry Gilliam

Publié par herbot le 26 décembre 2007Réagir

Terry Gilliam(1940)

A 22 ans, il entre dans la joyeuse équipe de la revue « Mad », spécialisée dans l’humour du non-sens iconoclaste. Ses dessins dans « Mad » puis dans « Help », lui valent une solide réputation de non-conformisme corrosif. Un an plus tard Help! dépose le bilan, Gilliam fait son service militaire, et part faire le tour de l’Europe, en visitant tour à tour l’Allemagne, l’Italie et la France. Il est repéré par René Goscinny, qui lui propose de participer au magasine Pilote. Quelques mois plus tard, Terry Gilliam rentre à New York.

En 1967, Terry Gilliam quitte les États-Unis et s’installe à Londres, comme dessinateur. Il y retrouve John Cleese, un ami rencontré à New York, qui l’introduit dans les milieux de la télévision britannique. Là, Terry Gilliam compose des sketches comiques, participe à la rédaction de scénarios, s’improvise acteur et dirige les séquences de téléfilms d’animation. Il devient l’ami d’un petit groupe de joyeux lurons, par ailleurs universitaires diplômés : Graham Chapman, Eric Iddle, Terry Jones, Michael Palin et John Cleese. Leurs goûts communs les conduiront à créer la fameuse équipe des Monty Python, qui connait un véritable triomphe avec l’émission « Monty Python Flying Circus« , de septembre 1969 à janvier 1974.

C’est un poème de Lewis Carroll qui lui fournira l’occasion de s’essayer seul à la réalisation, mais si Jabberwocky n’a pas le succès attendu par Gilliam, il démontre toutefois le style visionnaire de son auteur, que ne démentiront pas ses films suivants. Ainsi, Bandits, bandits, son second long métrage, confirme le talent du membre des Monty Python, et remporte un vif succès de bon augure.

Filmographie :
1975 – Monty Python, sacré Graal
1977 – Jabberwocky
1981 – Bandits, bandits (Time Bandits)
1983 – Monty Python, le sens de la vie
1985 – Brazil
1989 – Les Aventures du baron de Munchausen
1991 – Fisher King (The Fisher King)
1996 – L’Armée des 12 singes (Twelve Monkeys)
1998 – Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas)
2005 – Les Frères Grimm (The Brothers Grimm)
2006 – Tideland

Ladislas Starewitch

Publié par herbot le 25 décembre 2007Réagir

Ladislas Starevitch(1882-1965)

Réalisateur de films d’animations d’origine polonaise.
Pendant son enfance, il s’intéresse au dessin, à la peinture et à l’entomologie. Il crée vers 1910 plusieurs films mettant en scène des insectes, il s’installe définitivement en France à la fin 1920. En 1929, il tourne quasiment seul à Paris, le long métrage sonore et noir & blanc, Le Roman de Renard, avec des personnages à taille humaine habillés de daim et velours et cuir. Donnant véritable vie à ses personnages, respiration, mouvement des yeux. Malheureusement, le film ne sera diffusé qu’en 1937 en Allemagne et 1941 en France et tombera rapidement dans l’oubli. Starewitch inspire pratiquement tous les plus grands réalisateurs de films d’animations.

Jan Svankmajer

Publié par herbot le 19 décembre 2007Réagir

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Né à Prague Jan Svankmajer a étudié à l’Académie des Beaux-arts de 1950 à 1954 et à la faculté du Théâtre (département des marionnettes) d’où il sort diplômé en 1958. On retrouve dans ses films sa passion pour le graphisme, les collages, les animations d’objets en se qualifiant lui-même de « militant surréalisme ». Car Le surréalisme est au centre du travail de Svankmajer qui dit de l’imagination de ses films qu’ils est, naturellement plus proche du surréalisme sarcastique, représenté par des les auteurs comme Benjamin Péret, Karel Hynek, Vrastilav Effenberger. Alors que ce créateur accomplit travaille depuis la fin des années 50, son œuvre est restée peu diffusée ce qui a changé brusquement an 1983 lorsque le public du festival international d’Annecy a découvert, son court-métrage intitulé : Les possibilités du dialogue, grand prix du festival cette année-là. Jan Svankmajer a une production diversifiée où l’on compte des peintures, des sculptures, objets ou des collages. La méconnaissance de son travail venait en parti du manque d’ouverture du régime Tchécoslovaque qui a volé en éclat à la fin des années 80. Depuis son œuvre a été étudiée et Jan Svankmajer est reconnu comme l’un des maîtres de l’animation inspirant d’autres créateurs aussi diverses que Les frères Quay qui lui consacre le documentaire Le Cabinet de Jan Svankmajer en 1984, Tim Burton (L’étrange Noël de Mr Jack) ou Daren Aronofsky (Pi, Requiem for a dream).