Rayonnage ‘Photomonteurs’

Apallec R.

Publié par herbot le 15 février 2010Réagir

On ne sait pas grand chose de lui, à part quelques collages… certains collages sont signés, datés et légendés… d'autres sans aucune notation.

signature rené apallec

La "grande guerre" est présente dans tous ces collages…

l'embuscade de René ApallecLamartine par René Apallec  
Sans titre par René Apallec  
le retour du fils par René Apallec  
Les munitions sont à la source  
l'affront aux dieux oisifs  
 

 

 

exposition en avril, à Toulouse (fr) organisée par Fata Morgana Flur à suivre…

source ArtReview

Marinus Jacob Kjeldgaard

Publié par herbot le 20 avril 2009Réagir

marinus Marinus Jacob Kjeldgaard1884-1964

Photographe, Peintre, Photomonteur

Dans l’imaginaire collectif, quand on parle de caricature, on pense d’abord à des images dessinées. Mais au XXe siècle, une technique nouvelle apparaît, le photomontage satirique et politique (en allemagne : John Heartfield et ses charges contre le régime nazi). En France, l’artiste Marinus (est l’un des plus doués de cette  époque) et le journal hebdomadaire Marianne (1932-1940) de l’éditeur Gaston Gallimard.
L’éditeur embauche en effet un certain Marinus Jacob Kjeldgaard, d’origine danoise, qui va produire plus de 250 photomontages satiriques publiés en général en « une », véritables caricatures photographiques ayant pour cible principale Hitler et la montée du fascisme. Dans ses images, Marinus s’intéresse tout aussi bien à la politique intérieure qu’aux tensions internationales. Il défend un point de vue nettement antifasciste et démocrate. Hitler est présenté en king kong sanguinaire, en empereur romain entouré d’esclaves, le plus souvent associé à la mort, cherchant à imposer le casque à pointe sur le monde et enfin en manipulateur. La rhétorique du photomontage satirique puise dans l’art traditionnel de la caricature dessinée. Elle affuble ses cibles d’attributs plus ou moins dégradants, elle les travestit abondamment et recourt à des métaphores littéraires ou sociales signifiantes. Comme dans le dessin satirique, Marinus joue de la parodie et détourne des images célèbres comme la Joconde (à laquelle il attribue le visage de Staline), ou des tableaux évoquant l’épopée napoléonienne dans lesquels on retrouve Hitler, Staline et Mussolini.
Le lecteur de l’époque, habitué à la caricature traditionnelle en couleur, a certainement dû être bousculé par ces photomontages. Grâce à la photographie et à l’habileté de Marinus, ces images induisent un fort effet de réel qui, combiné à la satire, produit un choc visuel d’une redoutable efficacité. (texte tiré de www.caricaturesetcaricature.com).

marinus marianne Marinus Jacob Kjeldgaard

Pour les inconditionnels ou autres curieux :

Marinus et Marianne, Photomontages satiriques 1932-1940, de Gunner Byskov à 25 € (ISBN : 978-286227-571-0).

 

Offert pour la St Valentin par mon amour, beau cadeau…

 

A. Rodtchenko & V. Stepanova

Publié par herbot le 24 juin 2008Réagir

rodchenko stepanova photo A. Rodtchenko & V. Stepanova(1891-1956)

Peintre, sculpteur , graphiste, designer, décorateur de théâtre, architecte, professeur au Vhoutemas, ainsi que photographe , Rodtchenko a été le chef de file du constructivisme russe, puis de sa tendance la plus radicale , le productivisme. Marqué par Kasimir Malévitch auquel il s’opposera par la suite. En 1921, il signe le manifeste productiviste avec sa femme Varvara Stepanova (en photo à gauche), qui proclame : « A bas l’art, vive la technique ! ». Il se consacre à la photographie à partir de 1924, en commençant par des portraits ( Ossip Brik , et Maïakovski), puis des vues urbaines de foules et de défilés, de sportifs ou d’artistes de cirque, et plus généralement d’édifices , de machines , de bateaux , qui illustrent les activités industrielles et agricoles. Le style de ses compositions est très affirmé, ses cadrages sont inattendus , les vues en contre-plongée, en plongée et en gros plan lui permettent de transposer ses sujets.

Les photographies de Rodtchenko ont souvent été utilisées pour des jaquettes de livres, des couvertures de revues , des affiches, ou à des fins de propagande dans la revue l’URSS en construction. Le style de ces photographies constructivistes est l’exemple même de l’esthétique de la Nouvelle Photographie.

Varvara Stepanova : Poète Futuriste

Dès 1917, Stepanova s’intéresse à la poésie futuriste et, inspirée par le travail de Rozanova et d’Alexeï Kroutchenykh, elle écrit et édite des livres de poésie « transmentale » (zaoum), mêlant collages et écriture, parmi lesquels Rtny Khomle (1918), Zigra ar (1918), Globolkim (1918) et Jad’ (1919). Ces livres sont faits artisanalement, jouant pour la plupart sur les contrastes de couleurs pour faire ressortir les sons des textes, ce qui crée une véritable poésie visuelle. Rodtchenko illustre l’un de ses recueils, Toft. Elle crée les décors et les costumes de la pièce La mort de Tarelkine, écrite par Alexandre Soukhovo-Kobyline, mise en scène par Meyerhold et qui fut un modèle du constructivisme scénique. Les décors se composaient essentiellement d’accessoires de cirque peints en blanc et les costumes, de tissu bleu, représentaient des formes géométriques. (sources textes wikipédia)

Victor Koretsky

Publié par herbot le 9 juin 20081 Réaction

(1909-1998)

victorkoretsky 205x300 Victor Koretsky

Né à Kiev, il a suivi les cours de l’Institut d’Arts Plastiques de l’Éducation Nationale de Moscou, dite École de Monk. Influencé par le travail d’artistes engagés – Rodchenko, Kloutis, les frères Stenberg, mais surtout John Heartfield -, il s’oriente vers l’art graphique politique. Il affirme rapidement son propre style, une synthèse originale qui se situe entre la photographie et la peinture, pour aboutir au photomontage. Les autorités découvrent ce jeune artiste en 1930 avec sa première affiche, hymne à la solidarité des « Travailleurs de tous les pays ». Dès lors, il consacre son savoir-faire au service de Staline puis successivement de Nikita Khrouchtchev, Leonid Brejnev, Youri Andropov, Constantin Tchernenko et Mikhaïl Gorbatchev.Ces réalisations, que l’on pouvait voir reproduites dans la Pravda -organe officiel du Parti Communiste d’URSS- et placardées dans la rue, les écoles, les théâtres, les lieux publics, les usines ou dans les locaux du parti, peuvent être scindées en trois grandes périodes :

La Deuxième Guerre Mondiale et ses suites : hymne au patriotisme et entretien de la méfiance vis-à-vis de l’Allemagne Fédérale « revancharde ».

Politique intérieure : avec la période d’après-guerre, Victor KORETSKY reçoit de nouvelles instructions. Ses messages incitent à la reconstruction du pays dévasté par l’invasion : « Nous avons triomphé dans la guerre, nous triompherons par le travail », avec une particulière valorisation de la science et du produit du travail des ouvriers.

Politique internationale / Politique anti-américaine : durant la guerre froide, à l’apogée du système socialiste, une campagne anti-américaine d’une rare violence apparaît sur les thèmes de la guerre de Corée puis de celle du Vietnam, du racisme, de la C.I.A. et plus généralement du capitalisme. Publié en 1985, le recueil « L’impérialisme américain en accusation » semblait de voir être le dernier du genre.

koretsky34 Victor Koretsky En fait, plus secrètement, un autre ensemble comportant également douze affiches intitulé « La marque sanglante de la CIA« , commande du département de la propagande, fut imprimé le 18 mars 1986, avec la conséquence, négligeable au regard de l’enjeu historique, d’avoir marqué le terme effectif de sa carrière pour raison d’État. En effet, tenu en réserve et destiné à être largement diffusé en cas d’échec des entretiens du 11 octobre de la même année entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev à Reykjavik, la décision a été prise de passer au pilon en urgence l’ensemble des tirages, compte tenu de l’avancée positive des négociations. Témoignage ultime et significatif des méthodes de propagande politique développées durant la guerre froide, seuls quelques très rares exemplaires ont été archivés.

Il est décédé en Russie en 1998 dans l’anonymat, alors que sa capacité d’influence s’était exercée pendant 50 ans auprès du peuple russe…

Un florilège de son travail glané sur le net

John Heartfield

Publié par herbot le 9 décembre 2007Réagir

john heartfield(1891-1968)

D’abord acteur du très politique groupe dadaïste de Berlin avec son frère Wieland Herzfelde et George Grosz, John Heartfield s’illustre rapidement dans le genre du photomontage qu’il inscrit dans la grande tradition satiriste. Témoin des crises successives qui secouent la République de Weimar jusqu’à l’arrivée du nazisme, il dénonce, par le biais de l’organe communiste AIZ, les compromissions politiques et les coups de force qui amenèrent Hitler au pouvoir. Parallèlement, John Heartfield mène une véritable guerre de communication contre l’obscurantisme et la propagande nazie, désignant avec virulence les atteintes successives aux libertés et aux personnes. Ses positions lui valent d’être menacé, puis contraint à s’exiler pour Prague en 1933, comme de nombreux artistes et intellectuels. Il continue toutefois de livrer régulièrement ses photomontages pour l’AIZ, qui se voit rebaptisé VI (Volks Illustrierte) en 1936. l’Annexion de la Tchécoslovaquie en 1938 signe l’arrêt de mort de la revue et contraint Heartfield à un second exil vers Londres. Depuis son adhésion au Parti Communiste Allemand en 1919, Heartfield n’a cessé de servir la cause révolutionnaire, mettant l’ensemble de sa productionartistique au service du combat politique sous le slogan :« Utilisez la photographie comme une arme ! ». Une arme qu’il dirige contre l’ordre nazi avec un talent qui le place aussi bien aux côtés des plus grands caricaturistes comme Daumier que parmi les pionniers des avant-gardes artistiques. Ses œuvres n’ont rien perdu de leur puissance évocatrice et beaucoup d’entre elles ont acquis une valeur de symbole universel de la lutte contre l’oppression.