Rayonnage ‘Influences’

A. Rodtchenko & V. Stepanova

Publié par herbot le 24 juin 2008Réagir

rodchenko stepanova photo A. Rodtchenko & V. Stepanova(1891-1956)

Peintre, sculpteur , graphiste, designer, décorateur de théâtre, architecte, professeur au Vhoutemas, ainsi que photographe , Rodtchenko a été le chef de file du constructivisme russe, puis de sa tendance la plus radicale , le productivisme. Marqué par Kasimir Malévitch auquel il s’opposera par la suite. En 1921, il signe le manifeste productiviste avec sa femme Varvara Stepanova (en photo à gauche), qui proclame : « A bas l’art, vive la technique ! ». Il se consacre à la photographie à partir de 1924, en commençant par des portraits ( Ossip Brik , et Maïakovski), puis des vues urbaines de foules et de défilés, de sportifs ou d’artistes de cirque, et plus généralement d’édifices , de machines , de bateaux , qui illustrent les activités industrielles et agricoles. Le style de ses compositions est très affirmé, ses cadrages sont inattendus , les vues en contre-plongée, en plongée et en gros plan lui permettent de transposer ses sujets.

Les photographies de Rodtchenko ont souvent été utilisées pour des jaquettes de livres, des couvertures de revues , des affiches, ou à des fins de propagande dans la revue l’URSS en construction. Le style de ces photographies constructivistes est l’exemple même de l’esthétique de la Nouvelle Photographie.

Varvara Stepanova : Poète Futuriste

Dès 1917, Stepanova s’intéresse à la poésie futuriste et, inspirée par le travail de Rozanova et d’Alexeï Kroutchenykh, elle écrit et édite des livres de poésie « transmentale » (zaoum), mêlant collages et écriture, parmi lesquels Rtny Khomle (1918), Zigra ar (1918), Globolkim (1918) et Jad’ (1919). Ces livres sont faits artisanalement, jouant pour la plupart sur les contrastes de couleurs pour faire ressortir les sons des textes, ce qui crée une véritable poésie visuelle. Rodtchenko illustre l’un de ses recueils, Toft. Elle crée les décors et les costumes de la pièce La mort de Tarelkine, écrite par Alexandre Soukhovo-Kobyline, mise en scène par Meyerhold et qui fut un modèle du constructivisme scénique. Les décors se composaient essentiellement d’accessoires de cirque peints en blanc et les costumes, de tissu bleu, représentaient des formes géométriques. (sources textes wikipédia)

Victor Koretsky

Publié par herbot le 9 juin 20081 Réaction

(1909-1998)

victorkoretsky 205x300 Victor Koretsky

Né à Kiev, il a suivi les cours de l’Institut d’Arts Plastiques de l’Éducation Nationale de Moscou, dite École de Monk. Influencé par le travail d’artistes engagés – Rodchenko, Kloutis, les frères Stenberg, mais surtout John Heartfield -, il s’oriente vers l’art graphique politique. Il affirme rapidement son propre style, une synthèse originale qui se situe entre la photographie et la peinture, pour aboutir au photomontage. Les autorités découvrent ce jeune artiste en 1930 avec sa première affiche, hymne à la solidarité des « Travailleurs de tous les pays ». Dès lors, il consacre son savoir-faire au service de Staline puis successivement de Nikita Khrouchtchev, Leonid Brejnev, Youri Andropov, Constantin Tchernenko et Mikhaïl Gorbatchev.Ces réalisations, que l’on pouvait voir reproduites dans la Pravda -organe officiel du Parti Communiste d’URSS- et placardées dans la rue, les écoles, les théâtres, les lieux publics, les usines ou dans les locaux du parti, peuvent être scindées en trois grandes périodes :

La Deuxième Guerre Mondiale et ses suites : hymne au patriotisme et entretien de la méfiance vis-à-vis de l’Allemagne Fédérale « revancharde ».

Politique intérieure : avec la période d’après-guerre, Victor KORETSKY reçoit de nouvelles instructions. Ses messages incitent à la reconstruction du pays dévasté par l’invasion : « Nous avons triomphé dans la guerre, nous triompherons par le travail », avec une particulière valorisation de la science et du produit du travail des ouvriers.

Politique internationale / Politique anti-américaine : durant la guerre froide, à l’apogée du système socialiste, une campagne anti-américaine d’une rare violence apparaît sur les thèmes de la guerre de Corée puis de celle du Vietnam, du racisme, de la C.I.A. et plus généralement du capitalisme. Publié en 1985, le recueil « L’impérialisme américain en accusation » semblait de voir être le dernier du genre.

koretsky34 Victor Koretsky En fait, plus secrètement, un autre ensemble comportant également douze affiches intitulé « La marque sanglante de la CIA« , commande du département de la propagande, fut imprimé le 18 mars 1986, avec la conséquence, négligeable au regard de l’enjeu historique, d’avoir marqué le terme effectif de sa carrière pour raison d’État. En effet, tenu en réserve et destiné à être largement diffusé en cas d’échec des entretiens du 11 octobre de la même année entre Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev à Reykjavik, la décision a été prise de passer au pilon en urgence l’ensemble des tirages, compte tenu de l’avancée positive des négociations. Témoignage ultime et significatif des méthodes de propagande politique développées durant la guerre froide, seuls quelques très rares exemplaires ont été archivés.

Il est décédé en Russie en 1998 dans l’anonymat, alors que sa capacité d’influence s’était exercée pendant 50 ans auprès du peuple russe…

Un florilège de son travail glané sur le net

Tod Browning

Publié par herbot le 30 décembre 20071 Réaction

Tod Browning(1880-1962)

Surnommé "l’Edgar Poe du cinéma", Tod Browning reste peu connu du grand public. Pourtant il s’agit de l’un des plus grands cinéastes hollywoodiens, il marqua le cinéma de son époque par la particularité et la diversité de ses thèmes, tels que l’insolite, le monstrueux, la marginalité… pour thème central l’homme, complexe et étrange. Ayant exercé une influence considérable sur des réalisateurs tels que Orson Welles et David Lynch, il demeure aujourd’hui un cinéaste majeur dans l’histoire d’Hollywood. Son film le plus connut reste FREAKS… c’est un peu réducteur… The Unknow est l’un de mes films préférés… à voir absolument (merde ! je fais du télérama)

Tod Browning et Lon Chaney l’homme aux mille visages :

Grand amateur de cirque et des phénomènes de foire, Tod Browning offre à Lon Chaney des rôles de composition. L’acteur y fait étalage d’un jeu qui transcende le caractère répulsif de ses personnages, les rendant attachants. Les deux hommes collaborent sur sept films. Déguisé en vieille femme criminelle dans Le club des trois, borgne dans La route de Mandalay, le voici manchot dans The Unknown avant de jouer les vampires aux yeux exorbités dans Londres après minuit , film dans lequel il interprète deux personnages. Lon Chaney n’a pas eu le temps d’étaler son talent au cinéma parlant, il est mort d’un cancer des cordes vocales…

 

 

Tod Browning filmographie : Sunshine Dad (1916) The Mystery of the Leaping Fish (1916), The Wicked Darling (1919), The Exquisite Thief (1919), La Vierge d’Istanboul (1920), Outside the Law (1921), Sous deux drapeaux (1922), The Man Under Cover (1922), No Woman Knows (1921), White Tiger (1923), La Marchande de reves (1923), La Sorcière (1925), Dollar Down (1925), Le Club des trois (1925), L’Oiseau noir (1926), Londres Après Minuit (1927), L’Inconnu (1927), La Morsure (1927), West of Zanzibar (1928), The Thirteenth Chair (1929), Loin vers l’Est (1929), Iron Man (1931), Dracula (1931), Freaks, la monstrueuse parade (1932), Fast Workers (1933), La Marque du vampire (1935), Miracles for Sale (1939).

Monty Python

Publié par herbot le 26 décembre 2007Réagir

 

Monty PythonMonty Python est le nom d’une troupe de comiques rendue célèbre initialement grâce à sa première création, la série télévisée Monty Python’s Flying Circus dont la diffusion débuta à la BBC le 5 octobre 1969 et qui se poursuivit durant 45 épisodes jusqu’au 5 décembre 1974. Il était composé de six membres nommés Graham Chapman (décédé en 1989), John Cleese, Terry Jones, Eric Idle, Michael Palin et Terry Gilliam.
Inspirée par leurs premières années de théâtre, leur œuvre fondatrice (le Flying Circus) remet en cause tous les principes des émissions télévisées. Leur influence dans le domaine comique est comparée à celle des Beatles dans la musique. Elle dépasse largement les frontières du Royaume-Uni et du monde anglo-saxon. En 1971, ils rejouent une sélection de leurs sketches pour le long-métrage La Première Folie des Monty Python (And Now for Something Completely Different). Le film sort discrètement en France sous le titre Pataquesse en 1974 avec une affiche dessinée par Gotlib.
Après l’arrêt du « Flying Circus » en 1974, le groupe commença une carrière au cinéma avec des longs-métrages qu’il réalisa lui-même :
* Monty Python : Sacré Graal ! (1975, Monty Python and the Holy Grail)
* Monty Python : La Vie de Brian (1979, Monty Python’s Life of Brian)
* Monty Python : Le Sens de la vie (1983, Monty Python’s The Meaning of Life)

En 1980, une retranscription filmée de leur spectacle donné au Hollywood Bowl sortit sous le titre Monty Python à Hollywood (Monty Python Live at the Hollywood Bowl)

Terry Gilliam

Publié par herbot le 26 décembre 2007Réagir

Terry Gilliam(1940)

A 22 ans, il entre dans la joyeuse équipe de la revue « Mad », spécialisée dans l’humour du non-sens iconoclaste. Ses dessins dans « Mad » puis dans « Help », lui valent une solide réputation de non-conformisme corrosif. Un an plus tard Help! dépose le bilan, Gilliam fait son service militaire, et part faire le tour de l’Europe, en visitant tour à tour l’Allemagne, l’Italie et la France. Il est repéré par René Goscinny, qui lui propose de participer au magasine Pilote. Quelques mois plus tard, Terry Gilliam rentre à New York.

En 1967, Terry Gilliam quitte les États-Unis et s’installe à Londres, comme dessinateur. Il y retrouve John Cleese, un ami rencontré à New York, qui l’introduit dans les milieux de la télévision britannique. Là, Terry Gilliam compose des sketches comiques, participe à la rédaction de scénarios, s’improvise acteur et dirige les séquences de téléfilms d’animation. Il devient l’ami d’un petit groupe de joyeux lurons, par ailleurs universitaires diplômés : Graham Chapman, Eric Iddle, Terry Jones, Michael Palin et John Cleese. Leurs goûts communs les conduiront à créer la fameuse équipe des Monty Python, qui connait un véritable triomphe avec l’émission « Monty Python Flying Circus« , de septembre 1969 à janvier 1974.

C’est un poème de Lewis Carroll qui lui fournira l’occasion de s’essayer seul à la réalisation, mais si Jabberwocky n’a pas le succès attendu par Gilliam, il démontre toutefois le style visionnaire de son auteur, que ne démentiront pas ses films suivants. Ainsi, Bandits, bandits, son second long métrage, confirme le talent du membre des Monty Python, et remporte un vif succès de bon augure.

Filmographie :
1975 – Monty Python, sacré Graal
1977 – Jabberwocky
1981 – Bandits, bandits (Time Bandits)
1983 – Monty Python, le sens de la vie
1985 – Brazil
1989 – Les Aventures du baron de Munchausen
1991 – Fisher King (The Fisher King)
1996 – L’Armée des 12 singes (Twelve Monkeys)
1998 – Las Vegas Parano (Fear and Loathing in Las Vegas)
2005 – Les Frères Grimm (The Brothers Grimm)
2006 – Tideland

Ladislas Starewitch

Publié par herbot le 25 décembre 2007Réagir

Ladislas Starevitch(1882-1965)

Réalisateur de films d’animations d’origine polonaise.
Pendant son enfance, il s’intéresse au dessin, à la peinture et à l’entomologie. Il crée vers 1910 plusieurs films mettant en scène des insectes, il s’installe définitivement en France à la fin 1920. En 1929, il tourne quasiment seul à Paris, le long métrage sonore et noir & blanc, Le Roman de Renard, avec des personnages à taille humaine habillés de daim et velours et cuir. Donnant véritable vie à ses personnages, respiration, mouvement des yeux. Malheureusement, le film ne sera diffusé qu’en 1937 en Allemagne et 1941 en France et tombera rapidement dans l’oubli. Starewitch inspire pratiquement tous les plus grands réalisateurs de films d’animations.

Jan Svankmajer

Publié par herbot le 19 décembre 2007Réagir

svankmajer.jpg1934

Né à Prague Jan Svankmajer a étudié à l’Académie des Beaux-arts de 1950 à 1954 et à la faculté du Théâtre (département des marionnettes) d’où il sort diplômé en 1958. On retrouve dans ses films sa passion pour le graphisme, les collages, les animations d’objets en se qualifiant lui-même de « militant surréalisme ». Car Le surréalisme est au centre du travail de Svankmajer qui dit de l’imagination de ses films qu’ils est, naturellement plus proche du surréalisme sarcastique, représenté par des les auteurs comme Benjamin Péret, Karel Hynek, Vrastilav Effenberger. Alors que ce créateur accomplit travaille depuis la fin des années 50, son œuvre est restée peu diffusée ce qui a changé brusquement an 1983 lorsque le public du festival international d’Annecy a découvert, son court-métrage intitulé : Les possibilités du dialogue, grand prix du festival cette année-là. Jan Svankmajer a une production diversifiée où l’on compte des peintures, des sculptures, objets ou des collages. La méconnaissance de son travail venait en parti du manque d’ouverture du régime Tchécoslovaque qui a volé en éclat à la fin des années 80. Depuis son œuvre a été étudiée et Jan Svankmajer est reconnu comme l’un des maîtres de l’animation inspirant d’autres créateurs aussi diverses que Les frères Quay qui lui consacre le documentaire Le Cabinet de Jan Svankmajer en 1984, Tim Burton (L’étrange Noël de Mr Jack) ou Daren Aronofsky (Pi, Requiem for a dream).

Pavel Klushantsev

Publié par herbot le 19 décembre 2007Réagir

pavel klushantsev Pavel Klushantsev(1910-1999)

Pavel Klushantsev participa à près de 100 films, fictions, reportages ou documentaires. Après avoir fini ses études en 1930 à la faculté technique du cinéma de Leningrad, il commença sa carrière dans les studio Belgoskino où il travailla pendant 4 ans comme simple opérateur. Il passa ensuite chez Lenfilm, où, dès 1935 lui fût confié la direction d’un premier film, Les Sept barrières (Семь барьеров). Pendant la guerre il mit ses talents au service de la nation et de la propagande militaire. Il retourna ensuite dans les studios des films documentaires et scientifiques de Léningrad (Lennauchfilms), où pour la première fois, en 1951, dans son film L’Univers (Вселенна), apparaissent des éléments de science-fiction. Fasciné par le cosmos, il eût la « chance », si l’on peut dire, de faire ce genre de cinéma au bon moment. Alors qu’il s’épuisait à trouver les financement pour ses films, l’URSS lançait le premier satellite, Sputnik, dans l’espace, inaugurant ainsi l’ère spatiale et devançant dans ce domaine pendant plus d’une décennie leurs ennemis capitalistes. Dès lors que le cosmos pût être utilisé à des fins de propagande, il fut plus aisé pour Klushantsev de réaliser ses films. Une anecdote raconte qu’un financeur de l’époque lui avai conseillé de réaliser des documentaires sur les champs de patates dans les kolkhozes. Mais Sputnik vint à tourner en orbite de la Terre, et il pût tourner En route pour les étoiles (Дорога к звездам), sorti en 1958.

Son film le plus connu, du moins, le plus aisé à visionner, reste Planèta Bur (Планета бурь), réalisé en 1961. Ce film, qui relate une expédition sur Vénus qui vire à la mission de sauvetage a été pillé par Hollywood et Roger Corman, entre autres, qui en utilisa de nombreux plans remontés sauvagement dans deux films : Voyage to the Prehistoric Planet (1965) puis Voyage to the Planet of Préhistoric Women (1968) où la poésie du film original est pulvérisée par l’apparition de pin-up en bikini!

Edward Hopper

Publié par herbot le 19 décembre 2007Réagir

Edward Hopper(1882-1967)

Edward Hopper est convaincu dès l’âge de 17 ans qu’il sera artiste, au grand dam de ses parents. Elève d’un des pères du réalisme américain, Robert Henri, il dira de ce dernier qu’il ‘est le professeur qui l’a le plus influencé. Comme la majorité des jeunes artistes de son époque, Edward Hopper rêve de visiter la France. Avec l’aide de ses parents, il arrive à Paris en 1906 et voyage à Amsterdam, Berlin, Bruxelles et Londres. Il s’installe en 1910 à Greenwich Village ; Hopper, malgré son amour du voyage, ne remettra jamais les pieds en Europe. Sa première exposition solo, en 1920 au Whitney Studio Club, est un échec. Sa seconde, une victoire. Toutes ses toiles sont vendues. Ses peintures combinent au premier abord des qualités incompatibles : modernes quant à leur sévérité et leur simplicité, l’on y retrouve malgré tout la nostalgie de l’ancienne Amérique puritaine. Sa toile la plus célèbre est incontestablement ‘Nighthawks’ : une rue vide, la nuit. Notre regard est porté à l’intérieur d’un bar. Trois personnages y sont attablés. Il ne semble y avoir aucune interaction entre eux. Ils incarnent en quelque sorte l’isolation et la solitude du désert urbain. Edward Hopper est sans conteste le plus illustre des peintres américains de l’entre-deux-guerres.

Alphonse Allais

Publié par herbot le 9 décembre 2007Réagir

allais1.gif(1864-1905)

Alphonse Allais fut journaliste et humoriste. Il mourut frappé d’une embolie pulmonaire. Il nous reste de lui l’image d’un homme à l’humour acide et un spécialiste de la théorie de l’absurde.

Il a fait partie du mouvement Fumiste, était membre du club des Hydropathes, fut un pilier du cabaret le Chat noir dont il dirigea la revue et présenta des toiles monochromes (Première communion de jeunes filles chlorotiques par un temps de neige, constituée d’une simple feuille de bristol entièrement blanche, etc.) au salon des Arts Incohérents. Alphonse Allais a composé des centaines de contes humoristiques, tous ou presque écrits dans l’urgence. Poète autant qu’humoriste, il a cultivé entre autres le poème holorime, c’est-à-dire constitué de vers entièrement homophones, où la rime est constituée par la totalité du vers. Exemple : « Par les bois du djinn où s’entasse de l’effroi – Parle et bois du gin ou cent tasses de lait froid. » Son art de tirer à la ligne était proverbial. Il est vrai qu’il faisait même cela avec esprit : « Il fait chaud ici, permettez que j’ouvre une parenthèse« .

  • « Ventre affamé n’a pas d’oreilles, mais il a un sacré nez. »
  • « Une fois qu’on a passé les bornes, il n’y a plus de limite. »
  • « C’est quand on serre une dame de trop près…qu’elle trouve qu’on va trop loin. »
  • « La logique mène à tout à condition d’en sortir. »
  • « La mort est un manque de savoir-vivre. »
  • « Ne nous prenons pas au sérieux, il n’y aura aucun survivant. »
  • « Ne remets pas à demain, ce que tu peux faire après-demain. »
  • « Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être “de quelque chose” ça pose un homme, comme être “de garenne” ça pose un lapin. »
  • « Quand vient l’été les familles amènent leurs enfants au bord de la mer dans l’espoir, souvent déçu, de noyer les plus laids. »
  • « L’avantage des médecins, c’est que lorsqu’ils commettent une erreur, ils l’enterrent tout de suite. »
  • « Dans la vie, il ne faut compter que sur soi-même, et encore, pas beaucoup. »
  • « Faut-il que les hommes soient bêtes de fabriquer des machines pour se tuer… comme si on ne claquait pas assez vite tout seul ! »
  • « J’ai poursuivi mes études sans jamais les rattraper… »
  • « Impossible de vous dire mon âge : il change tout le temps. »
  • « En voilà des sales types, les gens ! »

Pour beaucoup de critiques et néanmoins connaisseurs, Alphonse Allais est considéré comme le père de l’art contemporain en matière de peinture.
« Et moi aussi je serai peintre ! (…). Et quand je disais peintre, je m’entendais : je ne voulais pas parler des peintres à la façon dont on les entend le plus généralement, de ridicules artisans qui ont besoin de mille couleurs différentes pour exprimer leurs pénibles conceptions. Non ! Le peintre en qui je m’idéalisais, c’était celui génial à qui suffit pour une toile une couleur : l’artiste, oserais-je dire, monochroïdal ».

Après avoir découvert la peinture monochrome lors de la première exposition des Arts Incohérents avec une toile de Paul Bilhaud complètement noire intitulée « Combats de nègres dans une cave pendant la nuit » il produit ses propres monochromes.

Alphonse Allais : humoriste révolutionnaire ou précurseur génial ? Ou inventeur méconnu dans son temps, comme avec sa « casserole carrée pour éviter de voir le lait tourner » ?

 

 

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